23 Mayıs 2011 Pazartesi

Essai routier complet: Kia Forte5 2011

Kia est sur une lancée extraordinaire depuis 28 mois. Ses ventes ne cessent d’augmenter et ses modèles sont de plus en plus appréciés des consommateurs. À tel point qu’au mois d’avril, Kia Canada était au huitième rang de tous les constructeurs présents au Canada devant Nissan et Volkswagen. Pas mal pour une compagnie dont l’arrivée au Canada ne remonte qu’au début de l'an 2000. C’est comme si la crise financière de 2009 n’avait jamais touché la compagnie Kia. Avec d’autres modèles entièrement redessinés à venir, notamment la petite Rio, Kia n’a pas fini de battre ses records.

Après avoir lancé les berlines Forte puis le coupé Koup, voici donc que nous arrive la Forte5 venu reprendre le flambeau de la Spectra5. Comme l’indique son nom, cette très jolie voiture compte quatre portières et un hayon afin de rendre la berline Forte encore plus pratique. Et c’est réussi! La voiture a une allure très dynamique en plus d’offrir un compartiment à bagages très versatile. De plus, son équipement n’est pas du tout vilain pour le prix demandé. Elle est offerte en version LX, EX et SX avec deux motorisations qui, en fait, dépendent du niveau d’équipement. Ma voiture d’essai, une SX Luxe, était toute équipée y compris un système GPS.

On prend place sur de beaux sièges baquets recouverts de cuir avec des coutures de couleur rouge. Ils sont chauffants dans la EX et la SX. Le support latéral est excellent à l’avant… et nul à l’arrière. Le tableau de bord est d’allure très sportive avec ses trois énormes cadrans imbriqués un dans l’autre. Le volant se prend bien en main et est inclinable et télescopique sauf sur la LX. Bien que l’éclairage rouge me tombe habituellement sur les nerfs, Kia a su bien l’intégrer dans le cas de la Forte5. Tout est clair, lisible et bien disposé. Au centre de l’indicateur de vitesse, on retrouve un petit ordinateur avec les renseignements sur la consommation, l’autonomie, etc. D’ailleurs, l’équipement de la Forte5, même sur le modèle LX, est assez étoffé. Vous obtenez, de série, des commandes audio sur le volant, la connectivité Bluetooth mains libres à commandes vocales, les prise AUX et USB (attention, le iPod touch n’est pas pris en charge pour l’instant), les glaces à commandes électriques, le verrouillage électrique et même les rétroviseurs chauffants à commandes électriques. La version SX Luxe comprend aussi le GPS et la climatisation automatique de série. Il faut toutefois souligner quelques irritants. Le Bluetooth ne comprend que les commandes vocales anglaises. De plus, on ne peut s’en servir que si l’interface de l’écran central est en anglais. Pour ce qui est de la version française de cet écran, il y avait plusieurs fautes d’orthographe. J’ai souligné ces irritants à Kia et on m’a promis de vérifier le tout. Il est indispensable, au Québec, de pouvoir se servir du français sur ces gadgets électroniques. Pour en revenir à cet écran central, l’interface a été bien conçue et s’intègre bien à l’ensemble du tableau de bord comme s’il avait été pensé spécifiquement pour cette voiture. Souvent, l’intégration de ce genre d’écran défigure le tableau de bord mais ce n’est pas le cas ici. La climatisation automatique, de série sur la SX, est silencieuse et ne s’emballe pas inutilement par temps froid. J’aime bien le fait que les commutateurs sur le bloc central sont gros et se manipuleront bien en hiver avec des gants. Le coffre est de bonne dimension et évidemment, la banquette peut être rabattue. Sur les photos de presse, cette banquette, une fois abaissée, donne un plancher parfaitement plat alors que je n’ai pas été capable de le faire lors de l’essai. J’ai peut-être raté un détail…

C’est du côté motorisation que la Kia Forte5 2011 est étonnante. D’abord, pour les LX et EX, il y a un 2,0 litres développant 156 chevaux et 144 lb-pi de couple à 4 300 tr./min.. Et pour ma SX d’essai, c’est un 2,4 litres qui occupait le compartiment-moteur. Son couple de 168 lb-pi à 4 000 tr./min. lui assure de bonnes performances. D’ailleurs, ses 173 chevaux sont bien domptés par une transmission automatique Steptronic à six rapports avec mode manuel et palettes au volant en option. De série, une boîte manuelle à six rapports est boulonnée au moteur. L’accélération, les reprises, l’agrément de conduite en général bénéficient grandement de la vivacité de ce moteur. La puissance de freinage est excellente gracieuseté de disques ventilés à l’avant et de disques pleins à l’arrière. Sur la SX, les disques avant sont de plus grande dimension. La direction à crémaillère assistée est vive et contribue au plaisir de conduire de même que la suspension indépendante à réglages plus sportifs de la SX. C’est évident que les nids de poule sont plus ressentis dans cette version mais rien de désagréable. Chaque version possède sa propre grandeur de pneus allant de 15 jusqu’à 17 pouces. Les pneus d’hiver de ma voiture d’essai n’étaient évidemment pas l’idéal pour une conduite sportive mais c’est ainsi quand on demeure au Québec!

La sécurité n’est pas en reste et tout comme l’équipement de « confort », l’équipement de « sécurité » est complet. À peu près tout est en équipement de série en commençant par les deux coussins gonflables frontaux, deux latéraux et deux autres latéraux de type « rideau ». Puis, les appuie-têtes actifs à l’avant et les freins antiblocages sont aussi présents. Enfin, le contrôle électronique de la stabilité et l’antipatinage sont de série sur les EX et SX seulement. La LX doit s’en passer.

C’est répétitif mais chaque fois que j’essaie une Kia, j’ai l’impression que ce constructeur ne conçoit que des véhicules qui sont emballants à conduire. Ou alors, on ne me prête que ceux qui sont emballants à conduire! Néanmoins, cette Kia Forte5 2011 est loin de m’avoir déçue et tout comme sa sœur Forte Koup, elle est pleine de vie et très agréable à conduire et à regarder. D’ailleurs, elle a fait tourner des têtes, phénomène plutôt rare pour cette catégorie et la preuve que sa bouille sympathique ne laisse pas indifférent. Bravo Kia, un autre succès assuré!


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Conditions de l’essai

Réalisé du 21 au 25 mars 2011.
Journées de soleil, de pluie et de neige, entre - 9 et 2 C.
Modèle essayé : Kia Forte5 SX Luxe 2011
Échelle de prix : 16 695 à 26 195 $ + frais, options et taxes
Prix du modèle essayé : 27 900 $ + taxes
Distance parcourue : 530,4 km (38 % autoroute)
Consommation moyenne : 8,3 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 100 tours/minute
Véhicule fourni par Kia Canada.
Merci à Caroline Bastien et Cathy Laroche.
Photos prises à Ste-Elisabeth, Qc

22 Mayıs 2011 Pazar

Auto Opinion.ca consomme désormais moins de 10L/100 km!

"L'an 2011. La nature se meurt. Les compagnies pétrolières ont pris le contrôle du monde...". On dirait le préambule d'un mauvais film de science-fiction des années '70!  Pourtant, il n'est pas loin de la réalité.  La nature ne se meurt pas mais certains signes méritent qu'on se préoccupe de la situation.  Les compagnies automobile font leur possible pour diminuer notre dépendance au pétrole mais les intérêts financiers prennent souvent le dessus. La seule affirmation vraie est que les compagnies pétrolières ont pris le contrôle du monde.  Combien de compagnies pétrolières ont subi des pertes financières ou se sont retrouvées dans le trouble lors de la crise financière?  Aucune!  Elles ont même engrangé des profits.  Avec notre bénédiction puisque nous avons continué à acheter des véhicules énergivores. 

Dès maintenant, Auto Opinion.ca fera sa part. Vous n'y retrouverez que des essais de véhicules consommant moins de 10 L/100 km. J'essaierai d'obtenir plus de véhicules de l'avenir soit des hybrides ou des électriques. Tout ça parce que je pense que c'est une obligation maintenant de réfléchir à ce qu'on achète pour notre avenir et celui de nos enfants.

Auto Opinion.ca consommera désormais moins de 10L/100 km!

3 Mayıs 2011 Salı

Essai routier complet: Volkswagen Jetta TDI 2011

Volkswagen a toujours eu de la difficulté à attirer des visiteurs dans ses salles de montre américaines. On se souviendra que lors du lancement de la New Beetle il y a quelques années, Volkswagen avait vu une certaine amélioration de ses ventes, non seulement celles des Beetle mais aussi de ses autres produits puisque les gens redécouvraient Volkswagen par l’intermédiaire de la New Beetle. Bien que le marché américain ne soit plus le premier marché mondial (c’est la Chine), il n’en est pas moins important pour tous les constructeurs automobiles. Volkswagen tente donc de séduire à nouveau les acheteurs avec la nouvelle Jetta. Elle a été présentée en primeur à Time Square avant même d’être présentée aux Européens! On a adouci ses lignes pour les ramener près de celles d’une Audi. On a même considérablement baissé le prix du modèle de base au point où la nouvelle Jetta est maintenant le modèle d’entrée chez Volkswagen puisque la Golf se vend plus cher. C’est le monde à l’envers!

Comme le dit le vieil adage « Lorsque les États-Unis attrape le rhume, le Canada tousse »! C’est donc le même traitement qui est imposé à la version canadienne de la Volkswagen Jetta 2011. D’abord précisons que le modèle le moins cher de la gamme, à un peu plus de 17 000$, n’est pas vraiment intéressant. À moins de vouloir absolument une Jetta, ce modèle propulsé par un moteur 2,0 litres d’à peine 115 chevaux n’en vaut pas la peine. C’est le modèle 2,0 litres TDI qui m’a semblé le plus intéressant et j’ai essayé la version Comfortline. Des versions plus cossues baptisées Sportline et Highline sont aussi offertes.

Les critiques les plus acerbes faites à l’endroit de la Volkswagen Jetta 2011 par plusieurs membres de la communauté journalistique concernaient la qualité des matériaux utilisés dans l’habitacle. Et force est d’admettre que, pour une voiture d’essai qui valait autour de 28 000$, les matériaux n’étaient pas à la hauteur de ce que les constructeurs asiatiques et même américains peuvent offrir. C’est dommage puisque j’ai trouvé l’agencement des couleurs agréable sur cette version fini beige soyeux disponible en option. La position de conduite est facile à trouver et l’espace ne manque pas, même à l’arrière. Le support latéral n’est pas très impressionnant surtout lorsqu’on pousse un peu le moteur. Il faut bien se tenir au volant. Les cadrans sont dans la rectitude la plus germanique puisqu’ils sont noirs avec chiffres blancs. Aucune fioriture ou coquetterie déplacée. L’indicateur de vitesse n’est gradué qu’en km/h ce qui pourrait être désagréable si vous voyagez souvent aux Etats-Unis comme moi. Un petit ordinateur de bord est situé entre les deux grands cadrans et donne beaucoup de renseignements. Vous devrez toutefois lire le mode d’emploi pour certaines fonctions puisqu’un représentant de Volkswagen Canada a dû m’expliquer comment programmer la consommation moyenne! Même chose pour le système Bluetooth fourni en option. J’ai dû chercher le code dans le guide du propriétaire alors que le système aurait pu me l’afficher sur le grand écran central de 6,5 pouces. Quand on veut compliquer les choses…

Parlant de cet écran central, son interface est assez facile à comprendre mais n’est pas très joyeuse avec ses icônes sur fond gris, gris pâle et noir. Tout comme chez la majorité des autres constructeurs, cet écran est très sensible au rayon du soleil. La sonorité de ce système est excellente et il est même possible de brancher son iPod touch par Bluetooth sans fil. Le chauffage est efficace mais les molettes sont très difficiles à tourner par temps froid (disons – 10 C) au point où j’ai eu peur de les casser! Imaginez à – 30 C! Lorsque l’habitable se réchauffe, tout redevient normal. Le coffre offre des dimensions généreuses malgré un seuil de chargement élevé et il est possible de l’agrandir, soit par une trappe à skis, soit en abaissant la banquette divisée 60/40.

Ce qui m’intéressait le plus dans l’essai de cette Volkswagen Jetta 2011, c’était son moteur diesel. Il s’agit du moteur 2,0 litres turbodiesel de 140 chevaux et qui produit un très intéressant couple de 236 lb-pi à partir de seulement 1 750 tours/minutes. Sa transmission automatique, une DSG (pour Direct Shift Gearbox), compte six rapports en plus d’un mode sport et du mode séquentiel. Ces deux organes mécaniques se marient à la perfection. Ce n’est pas trop bruyant pour un diesel et la puissance est au rendez-vous. En mode normal, l’économie de carburant est optimisée c’est-à-dire que les passages de vitesses sont axés sur une consommation minimale et le plaisir de conduire est évidemment minimal. En mode sport, les changements de rapports sont plus agressifs, le plaisir nettement augmenté malgré votre portefeuille qui se vide plus rapidement! En mode manuel, c’est à vous de choisir quand vous passez les rapports et ce, sans embrayage. C’est amusant à utiliser au début mais on s’en lasse rapidement. Je préfère nettement le mode sport. Bien que la suspension ne soit pas axée sur une conduite sportive, il y a moyen de s’amuser… dans les limites de la légalité. Rien à redire sur le freinage et la Volkswagen roule sur des pneus de 16 ou 17 pouces, selon le niveau d’équipement.

Après cet essai, je trouve la nouvelle Volkswagen Jetta 2011 plutôt drabe. La qualité des matériaux a nettement diminué bien que la qualité d’assemblage semblait bonne. Un peu plus de convivialité au niveau des gadgets électroniques serait aussi de mise. Imaginez, moi qui suis un fan d’électronique et qui essaie ces systèmes chaque semaine, j’étais perdu. Pensez à l’acheteur potentiel de l’une de ces voitures! Quant à la mécanique et bien que le moteur ne soit pas très jeune technologiquement, elle fait très bien son travail et sa consommation se rapproche beaucoup de celles qui sont annoncées. Et pour la silhouette, il est évident qu’elle se fond maintenant dans la jungle automobile. Elle n’a que les formes d’une Audi mais sans le panache de sa cousine. C’est dommage car la génération précédente savait ressortir du lot. Peut-être la prochaine…

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Conditions de l’essai

Réalisé du 14 au 21 mars 2011.
Journées ensoleillées, entre - 11 et 8 C.
Modèle essayé : Volkswagen Jetta TDI Comfortline 2011
Échelle de prix : 15 875 à 26 655 $
Prix du modèle essayé : 27 940 $ + frais et taxes
Consommation moyenne : 6,7/4,7 L/100 km (ville/route, Ressources Naturelles Canada)
Régime-moteur à 100 km/h : 1 850 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 100 tours/minute
Véhicule fourni par Volkswagen Canada.
Merci à Thomas Tetzlaff et Jacinthe Rioux.
Photos prises à l’église St-Geneviève-de-Berthier, Berthierville, Qc