12 Ekim 2016 Çarşamba

Essai routier: Mazda CX-5 2016

Mazda CX-5 2016
L’association entre Ford et Mazda entre 1979 et 2010 a probablement été bénéfique pour les deux constructeurs, mais disons que pendant toutes ces années, Mazda s’est peut-être un peu oubliée. En seulement deux ans, de 2008 à 2010, Ford s’est complètement retirée du capital-action de Mazda. En 2011, Mazda faisait face à ses plus grosses pertes financières depuis 11 ans. C’est fut alors le début de la conception des technologies SKYACTIV. Le Mazda CX-5 2013 a été le premier véhicule entièrement doté de ces nouvelles technologies. Comme son logo le suggère, Mazda était prête à voler de ses propres ailes. Finalement, c’est peut-être une bonne chose que Ford se soit retirée.

Mon essai d’un exemplaire 2014 ne m’avait laissé que de bonnes impressions et je ne m’attendais à rien de moins avec le Mazda CX-5 2016. La silhouette a été légèrement révisée afin de la mettre au gout du jour. Le motif de la calandre a été modifié et les phares sont maintenant dotés de DEL. Même chose pour les feux arrière.

La mécanique demeure sensiblement la même pour 2016. Le modèle GX peut recevoir un moteur de 2,0 litres et 155 chevaux, mais le groupe le plus intéressant est le quatre cylindres de 2,5 litres avec transmission automatique à six rapports. Ses 184 chevaux lui procurent une vivacité intéressante. C’est d’ailleurs un plaisir d’enfiler les virages à bonne allure puisque la direction est précise et bien dosée. Et si vous avez lu mon essai de 2014, vous vous souvenez que je m’inquiétais de la consommation dépassant les 10L/100 km. C’était probablement le froid puisque cette fois-ci, l’ordinateur de bord a affiché 8,4 L/100, ce qui est excellent pour un utilitaire sport à traction intégrale. Les freins à disque aux quatre roues sont puissants et Mazda a réussi à faire avec la suspension ce que d’autres constructeurs essaient encore de faire, soit privilégier la tenue de route tout en ne brimant pas le confort. Vous aurez compris que c’est un plaisir de conduire ce Mazda CX-5 GT 2016.

L’ouverture de la portière de mon VUS d’essai révèle de très beaux sièges en cuir blanc. Mazda excelle dans ce type d’aménagement. Les sièges sont confortables, mais j’aurais aimé un peu plus de support latéral. Le confort est aussi bien à l’arrière et l’espace pour les jambes est suffisant. Le tableau de bord ne semble pas avoir changé depuis la dernière fois, mais il y a tout de même quelques détails qui ont été modifiés. Ainsi, le frein à main est maintenant électronique, ce qui prend beaucoup moins d’espace. Vous remarquerez aussi la molette devant les porte-gobelets. Elle sert à contrôler l’écran du système d’infodivertissement. Celui-ci est beaucoup plus convivial qu’auparavant. Les commandes vocales sont aussi très efficaces et programmer une destination dans le système de navigation est très facile à l’aide de quelques phrases. N’essayez pas de « pitonner » sur l’écran pendant que le véhicule est en mouvement, car c’est impossible. Il faut utiliser la molette. C’est un peu déroutant au premier abord, mais ça devient intuitif par la suite.

Le système Mazda Connect est l’un des bons systèmes d’infodivertissement de l’industrie. Outre la radio conventionnelle, on peut écouter la radio satellite, un disque compact (ça, c’est de plus en plus rare!) ou y brancher deux appareils USB. À cet effet, notons que Apple CarPlay et Android Auto ne sont pas offerts. Il faudra donc bientôt que Mazda mette son système à jour. Le système de navigation est très facile à programmer et son fonctionnement est fluide et adéquat. D’ailleurs, même lorsque l’écran est sur une page de musique, le GPS affiche le nom de la prochaine rue transversale. Il fonctionne donc toujours en arrière-plan.

Ce Mazda CX-5 GT 2016 est doté de la climatisation automatique à deux zones. Deux grosses molettes permettent d’ajuster la température désirée. En appuyant sur celle de gauche, la ventilation s’ajustera d’elle-même à la température sélectionnée. Si on appuie sur celle de droite, ça synchronise les deux zones. Sinon, de gros boutons peuvent être utilisés pour ajuster tous les paramètres manuellement, « à l’ancienne ». Les sièges avant sont chauffants et offrent trois degrés de chaleur. S’il faut vraiment trouver quelque chose à redire sur l’aménagement intérieur, disons que les porte-gobelets de la console centrale sont un peu trop installés vers l’arrière.

VUS, ça veut dire véhicule utilitaire sport. Puisque le Mazda CX-5 GT 2016 n’a aucune gêne face à l’adjectif « sport », peut-il être utilitaire? L’espace cargo du Mazda CX-5 se situe dans la moyenne. En ouvrant le hayon, on aperçoit immédiatement le rideau qui éloigne les « ouèreux ». Contrairement à la majorité des autres VUS, le rideau est fixé juste derrière la banquette et sur la face interne du hayon, si bien qu’on n’a jamais à le retirer pour y mettre des choses. Si on veut plus d’espace, on retire facilement ce rideau et on abaisse la banquette arrière divisée 40/20/40. Ce 20 % qui se replie indépendamment des autres sections est utile pour transporter des skis, des hockeys, des « 2x4 » ou tout autre objet long. Avec la banquette complètement rabattue, l’espace est vaste, le plancher est plat et le seuil de chargement n’est pas trop élevé.

Même après quatre années sur le marché, le Mazda CX-5 2016 est encore très intéressant par rapport à la concurrence. Sa silhouette n’a pas pris une ride, son groupe motopropulseur est encore vif et économique et le plaisir au volant est toujours imprégné dans ses gênes. Son habitacle est encore confortable et les matériaux sont de belle qualité. Il faudra bientôt mettre à jour le système d’infodivertissement qui, bien que son fonctionnement soit très bien, commence à prendre quelques rides. Dans le domaine de l’électronique, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers trop longtemps!

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Essais réalisés précédemment :

Conditions de l’essai

Réalisé du 30 mai au 5 juin 2016.
Météo : du soleil et un peu de pluie, entre 17 et 33 °C.
Modèle essayé : Mazda CX-5 GT Groupe Technologie 2016
Assemblé à Hiroshima, Japon
Existe depuis : 2013          Actuelle génération : 2013
Prix selon www.mazda.ca (5 octobre 2016) :
** GX 2016.5 : 22 995 $
** GS 2016.5 : 29 245 $
** GT 2016.5 : 34 895 $
Prix du modèle essayé : 36 805 $ + taxes
Distance parcourue : 428,2 km (47 % autoroute)
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 9,8 L/100 km
** Route : 7,9 L/100 km
** Émissions de CO² : 210 grammes/km
Consommation affichée : 8,4 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 100tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 400tours/minute
Véhicule fourni par Mazda Canada
Photos prises à la Ferme Domaine du Parc, Ste-Élisabeth, Québec

3 Ekim 2016 Pazartesi

Véhicules électriques: brisons quelques clichés

Moteur de la Ford Fusion Energi
S’acheter une voiture électrique est une expérience enrichissante. On dirait qu’on reprend conscience des distances et il faut bien planifier ses itinéraires et ses sorties. Lorsqu’on possède ce type de véhicule, ça doit devenir naturel de savoir jusqu’où on peut aller. Après l’essai d’une Kia Soul EV 2016 il y a quelques semaines, je me suis posé bien des questions sur ce que la population et les médias pensent de ces véhicules. Les médias ont d’ailleurs un travail à faire qui est de vous informer correctement sur les qualités et les défauts de ces véhicules. Je ne sais pas si c’est le fait qu’on favorise la facilité d’utilisation des voitures traditionnelles à essence, mais il convient de briser quelques clichés quant aux véhicules électriques.

Il y a plusieurs types de véhicules utilisant l’électricité : le véhicule hybride étant le plus connu (Toyota Prius, Ford Fusion Hybrid, etc.) utilisant à la fois l’électricité et l’essence. De cette catégorie sont issus les véhicules hybrides rechargeables (généralement avec le suffixe PHEV) : ceux-ci sont hybrides, mais peuvent être branchés afin de conserver une petite charge pour fonctionner à l’électricité uniquement. En général, vous aurez entre 25 et 35 kilomètres d’autonomie électrique après quoi le véhicule est un hybride conventionnel.

Le troisième type est le véhicule électrique à autonomie prolongée (Chevrolet Volt, BMW i3 avec prolongateur d’autonomie, etc.) : il s’agit d’une voiture électrique à laquelle un moteur à essence sert de génératrice. Il ne propulse pas la voiture, il ne sert qu’à recharger la batterie lorsqu’elle est vide. Dans le cas de la Volt 2017, l’autonomie électrique de base est d’à peu près 85 kilomètres alors que la BMW offre environ 140 kilomètres, dépendant des conditions.

On arrive enfin à la voiture purement électrique (Kia Soul EV, Nissan LEAF, etc.). Il n’y a pas de tuyau d’échappement puisqu’il n’y a pas de moteur à essence. L’autonomie électrique varie selon les modèles, mais disons que ça va de 125 kilomètres pour la Mitsubishi i-MIEV à plus de 500 kilomètres pour la Tesla.

Pendant l’essai de la Kia Soul EV 2016, j’ai entendu plein de commentaires élogieux, mais aussi erronés. En voici quelques-uns :

  • « 170 kilomètres d’autonomie, c’est pas beaucoup. » En fait, combien d’entre vous videz votre réservoir d’essence chaque jour? Pas beaucoup, j’en suis sûr! En fait, selon une étude réalisée en 2014, 89 % des Canadiens parcourent moins de 60 kilomètres par jour. L’autonomie de la voiture électrique peut donc suffire dans la majorité des cas.
  • « Je voyage souvent en auto, alors je ne peux pas avoir de voiture électrique. » Étant voyageur moi-même, je peux facilement comprendre cette affirmation, mais en y réfléchissant, vous avez peut-être deux véhicules dans votre entrée. L’autre véhicule peut servir aux voyages et être à essence. Et si vous n’en avez qu’un, pourquoi ne pas en louer un pour les vacances. Ce sera surement une économie de cout d’entretien, d’immatriculation et d’assurance.
  • « Il n’y a pas beaucoup d’endroits pour recharger les batteries. » C’était peut-être vrai au début, mais c’est de moins en moins vrai. En fait, le réseau s’agrandit chaque semaine par l’ajout de nouvelles bornes, dont plusieurs sont gratuites. Comment est-ce possible? Plusieurs villes et villages en installent dans leur centre-ville pour attirer la population. Pendant que vous rechargez votre voiture, vous irez prendre un café ou magasiner dans les commerces locaux. Avec l’application ChargeHub, j’ai même déniché une borne Ultra Rapide gratuite : 80 % de la charge en 20 minutes, que demander de plus?
  • « Les voitures électriques ne sont pas puissantes. » C’est tout le contraire! Le couple d’un moteur électrique ne varie jamais. La puissance maximale est donc disponible en tout temps. Si vous suivez une voiture électrique lente sur la route, ce n’est pas la faute de la voiture, mais plutôt de la personne assise derrière le volant!
  • « Une voiture électrique, c’est plus cher. » Même avec le rabais gouvernemental, c’est effectivement un peu plus cher. Toutefois, elle vous permet de rouler dans les voies réservées, de prendre les traversiers gratuitement (vous ne payez que pour vous et les passagers) et autres avantages reliés aux voitures électriques. De plus, pour ma part, juste de faire un pied de nez aux pétrolières qui ne se gênent pas pour augmenter leur prix juste avant les fins de semaine ou les grands congés, ça vaut tous les surplus de prix du monde. En plus, vous profiterez de l’électricité la moins chère en Amérique du Nord.
  • « C’est trop long pour rentabiliser cet achat. » C’est l’affirmation qui me dérange le plus. Premièrement, une auto n’est jamais rentable puisqu’elle perd de la valeur. Deuxièmement, pourquoi demande-t-on à une voiture électrique d’être rentable alors qu’on ne se pose jamais la question pour un cabriolet, une camionnette, un VUS ou une voiture de luxe? Combien de personnes roulent en Ford F150 sans qu’il y ait une roulotte attachée ou même un chargement dans la boite? Combien de personnes s’achètent un cabriolet et le remise durant la saison froide? Les véhicules utilitaires sont à la mode alors que plusieurs n’ont pas du tout besoin d’un utilitaire. Arrêtons de comparer les voitures électriques avec celles à essence. Comparons les voitures électriques entre elles et nous aurons un portrait plus juste de la situation.

Ce qui arrive dans le cas des véhicules électriques, c’est que vous vous êtes habitués à ne pas vous casser la tête. Il y a toujours une station-service au coin de la rue pour faire le plein. Après avoir passé une semaine au volant de la Kia Soul EV 2016, j’en déduis que lorsqu’on possède une voiture électrique, on calcule plus nos déplacements et on évite les trajets inutiles. Si on a des courses à faire, on se débrouille pour regrouper nos achats afin de ne pas de faire nombreux trajets. En fait, on devrait faire ça aussi avec une voiture à essence. Mais vous le savez, la facilité prend très souvent le dessus.


Mon essai de la Kia Soul EV 2016 sera publié au début d’octobre chez www.leblogauto.ca