23 Kasım 2011 Çarşamba

Essai routier complet: Honda Fit 2011

La petite Honda Fit est avec nous depuis de nombreuses années.  À l’origine, il ne s’agissait que de remplacer la version à hayon de la Civic disparue en 2001.  La Fit n’en était pas à sa première année puisqu’elle avait roulé sa bosse dans d’autres contrées.  Elle était même proche du renouvellement.  Celui-ci survient en 2009.  Alors que sa première mouture favorisait les lignes plus « utilitaires », la Fit actuelle nous présente des lignes effilées, qui coupent le vent et elle semble prête à faire la fête.  Et avec le prix de l’essence qui ne cesse de grimper, la petite Honda Fit est encore plus désirable.

La Honda Fit 2011 se décline en version DX, LX et Sport.  L’équipement de série de la DX étant un peu chiche, la LX sera probablement le choix populaire.  Quant à moi, c’est la Sport qui m’a accompagnée toute une semaine.  Regardons-y de plus près…

L’accès à bord est aisé grâce aux larges portières.  Les sièges baquets en tissus traitent bien leurs occupants malgré un support latéral faible.  La banquette arrière est très droite mais l’espace pour les jambes est acceptable.  Le tableau de bord est plutôt terne.  Les plastiques sont durs et seul l’éclairage bleuté des indicateurs est du plus bel effet.  Les cadrans pourtant à simple chiffres blanc sur fond noir sont mis en valeur par cet éclairage.  Même chose pour le bloc central dont l’affichage de la radio est mis en valeur.   C’est très original aussi d’avoir placé les grosses molettes de la ventilation sur le côté gauche du bloc central.  Elles sont ainsi faciles à manipuler par le conducteur.  À droite du tableau de bord, pas un seul coffre à gants mais plutôt deux.  Celui du bas est de dimensions normales et servira plus à y mettre le livret d’instructions que vos gants.  Celui du haut, plus petit, renferme les prises AUX et USB.  Vous pouvez donc y brancher votre iPod, le laisser à l’intérieur de ce coffre et le contrôler avec les commandes du système de sonorisation.  En passant, la sonorité du système audio était très bien dans la version Sport.  Notez qu'à chaque version, vous gagnez deux haut-parleurs.  C’est donc deux pour la DX, quatre pour la LX et six pour la Sport.  L’art de compliquer les choses!  Certaines pièces du tableau de bord sont fragiles comme ces porte-gobelets placés devant le levier de vitesses que l’on bougeait très facilement avec nos mains.  Des pièces qui finiront par faire des cliquetis avec le temps.  Une chose que je n’avais pas vue depuis longtemps : des essuie-glaces intermittents dont le délai n’est pas ajustable.  En fait, ça s’est reproduit récemment dans une Fiat.  J’espère que ce n’est pas une nouvelle mode!  S’il faut mettre une bonne note à cet habitacle, c’est ses espaces de rangement nombreux, particulièrement pour les gobelets de café!  Il y a six porte-gobelets à l’avant et deux à l’arrière dans une si petite voiture.  Wow!

Puisque le rangement est important dans l’habitacle, l’espace cargo est aussi très spacieux.  Le hayon libère une grande ouverture avec un seuil de chargement un peu haut.  Même avec la banquette en place, l’espace est suffisant mais avec la banquette 60/40 abaissée, c’est pratiquement caverneux avec un plancher parfaitement plat.  La banquette est très facile à abaisser, que ce soit par le compartiment à bagages ou par la portière arrière.

Côté moteur, c’est du Honda tout craché!  Un beau petit quatre cylindres i-VTEC de 1,5 litre à simple arbre à cames et 16 soupapes.  Produisant 117 chevaux, il est dynamique mais grognon en accélération.  Il faut dire que l’insonorisation n’est pas parfaite et les bruits du moteur et de la route envahissent souvent l’habitacle.  Ce moteur peut transmettre sa puissance via une boîte automatique à cinq rapports ou une boîte manuelle qui ne compte malheureusement que cinq vitesses.  Si je dis « malheureusement », c’est qu’un sixième rapport abaisserait le régime-moteur et du même coup le bruit à vitesse de croisière.  Et même si la consommation d’essence est excellente, elle pourrait peut-être baisser encore de quelques dixièmes.  Concernant le bras de vitesse, la bague qu’il faut lever pour enclencher la marche arrière est un peu basse.  Disons qu’il faut avoir les doigts longs!  La suspension a des réactions sèches sur chaussée dégradée mais c’est le lot des petites voitures à empattement court.  Les freins sont à disques à l’avant et à tambours à l’arrière avec antiblocage ABS de série.  Ça suffit amplement à freiner cette voiture pas vraiment lourde.  La direction assistée électriquement est peut-être le point faible de cette mécanique.  Elle n’est pas précise et j’ai passé beaucoup de temps à corriger ma trajectoire.  La Fit Sport roule sur des pneus Dunlop de 16 pouces alors que les autres dénominations de contentent de 15 pouces.  Détail intéressant à souligner : les phares de route sont puissants vous permettant de bien voir même lorsque la noirceur est tombée.

Un aspect que Honda n’a pas négligé, c’est la sécurité.  Tous les modèles, de la DX à la Sport sont équipés de freins antiblocages avec répartition de la force de freinage.  Des coussins gonflables avant à deux étapes et deux seuils, des coussins gonflables avant latéraux et des rideaux gonflables latéraux sont aussi inclus.  Beaucoup d’autres systèmes, comme les appuie-têtes actifs, sont proposés en équipement standard.  Seule l’assistance à la stabilité du véhicule (VSA) avec traction asservie est réservée au modèle Sport.

Voilà!  Un petit essai sans prétention pour une petite voiture qui en vaut la peine.  Il peut sembler y avoir beaucoup de points négatifs mais en fait, la compétition ne fait pas vraiment mieux.  Nous sommes dans une gamme de prix très compétitive qui fait que les manufacturiers doivent couper où ils peuvent sans que vous n’en soyez trop affectés.  Eh oui, l’intérieur fait très plastique, la transmission n’a que cinq rapports et les freins sont à tambours à l’arrière!  Et puis après…  Elle est capable de vous transporter du pont A au point B dans un confort tout à fait acceptable alors je crois que le but est atteint.  La Honda Fit LX sera le modèle de prédilection pour son équipement assez complet à un prix bien étudié.  Parce que ce qui compte dans cette catégorie, c’est le prix!  

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Conditions de l’essai


Réalisé du 6 au 12 septembre 2011.
Journées de soleil, nuages et pluie, entre 10 et 17 C.
Modèle essayé : Honda Fit Sport 2011
Prix selon www.honda.ca (22 novembre 2011):
·         DX : 14 480 $
·         DX-A : 15 780 $
·         LX : 16 880 $
·         SPORT : 18 780 $
Prix du modèle essayé : 18 780 $ + taxes et options
Distance parcourue : 377,7 km (53 % autoroute)
Consommation moyenne : 6,5 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 3 000 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 3 500 tours/minute
Véhicule fourni par Honda Canada.
Photos prises au Parc des Îles de Boucherville près de Montréal, Qc


15 Kasım 2011 Salı

Essai routier complet: Mitsubishi RVR 2011

Il n'y a pas beaucoup de nouveautés qui sont sorties récemment des studios de design de Mitsubishi. L'Eclipse attend toujours patiemment d'être redessinée tout comme la Lancer.  On attend aussi l'arrivée de la petite Mirage et le retour prévu du Montero semble remis aux calendes grecques.  L'Endeavour tirera sa révérence bientôt et seul l'Outlander semble avoir le vent dans les voiles.  En manque de nouveauté, Mitsubishi fait du sur-place.  Et il y a le RVR.  Celui-ci est ce que Mitsubishi a réussi à concevoir sans qu'il ne lui en coûte trop cher.  En effet, plusieurs éléments du RVR sont partagés avec d'autres modèles de la gamme.

Lorsque j'ai vu le Mitsubishi RVR pour la première fois sur photo, j'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait d'un Outlander auquel on avait retranché une partie de l'arrière.  Mais il n'en est rien.  En fait, le RVR est plutôt une Lancer en habit de véhicule utilitaire sport.  La calandre reprend les mêmes éléments stylistiques que l'Outlander mais avec un peu plus d'agressivité.  L'arrière, un peu trop fade à mon goût, se termine abruptement.  C'est une silhouette relativement carré qui convient bien à son allure de VUS.  Il est offert en versions SE et GT, cette dernière exigeant la motricité aux quatre roues.  C'est un simple modèle SE à traction avant de couleur gris titane que j'ai pu essayer. 

L'accès à bord est facile.  Les baquets avant sont confortables mais offrent très peu de support latéral.  Le premier coup d'oeil au tableau de bord rencontre beaucoup de plastique gris.  Le design est plutôt fade et conventionnel.  Pas de fantaisie.  Deux cadrans cerclés de gris dans la nacelle des instruments : le compte-tours à gauche et l'indicateur de vitesse à droite avec chiffres blancs sur fond noir.  Au centre de ceux-ci, un ordinateur de bord avec chiffres orangés fournit des renseignements sur votre conduite.  Un détail :  la consommation moyenne se réinitialise souvent lorsque le véhicule est à l'arrêt.  Impossible donc de savoir votre consommation moyenne entre deux changements d'huile, par exemple.  Sur le volant, les commandes du régulateur de vitesse et de la radio en plus des commutateurs de la connectivité Bluetooth, tous de série.  Sous les buses de ventilation centrales, le système audio AM/FM/CD/MP3 dont la sonorité ne casse rien mais c'est tout de même adéquat pour un modèle de base.  Les commutateurs sont gros et facile à utiliser même avec des gants.  Par contre, pour le volume et la syntonisation, les boutons ronds sont lisses et glissants.  Il aurait fallu leur donner un peu de relief.  Sous le système audio, les molettes de la ventilation dont le plastique semble tout droit sorti de chez Dollarama.  Par -30°C, j'espère qu'elles ne casseront pas!  Dans le petit rangement entre les sièges avant, des prises USB et AUX de même qu'une prise 12 volts s'y trouvent.  C'est difficile d'accès mais bon!  Au moins, elles sont présentes.  Autres commutateurs difficiles d'accès sont ceux des sièges chauffants que Mitsubishi a placé très très près du coussin des sièges.  Tellement près que c'est difficile d'appuyer dessus.  À relocaliser...  Attention aussi à la visibilité vers l'arrière qui n'est pas évidente car la lunette arrière est plutôt petite, la vue de ¾ n'est pas parfaite car le pilier D est large.  Même si on a intégré une petite glace, ça ne suffit pas toujours à améliorer l'angle de vision.

À l'arrière, c'est très bien. Même si la banquette n'est pas particulièrement confortable, l'espace pour la tête, les hanches et les jambes est excellent.  L'espace cargo est aussi de bonne dimension et peut s'agrandir facilement avec la banquette qui se replie en deux sections 60/40 pour former un plancher parfaitement plat.  En plus, le seuil de chargement n'est pas trop haut.  

Si je vous ai dit plus haut que le Mitsubishi RVR est une Lancer en tenue de VUS, c'est qu'il partage sa mécanique avec cette dernière.  Sous le capot se retrouve donc le quatre cylindres 2,0 litres de 148 chevaux avec ses 145 lb-pi de couple.  Le moteur du modèle SE est boulonné d'office à une boîte manuelle à cinq rapports à laquelle on pourrait substituer une boîte CVT à rapports continuellement variable.  Le modèle GT, lui, prend invariablement la boîte CVT.  Le groupe 2,0 / boîte manuelle est très bruyant en accélération.  J'avais d'ailleurs déjà remarqué son côté grognon lors de l'essai de la Lancer 2008 et il semble qu'il soit demeuré grognon depuis!  Qu'à cela ne tienne, son rendement est bon en situation normale mais il manque cruellement un sixième rapport à cette transmission pour abaisser le niveau sonore sur autoroute.  Ce serait aussi une façon efficace d'abaisser encore un peu la consommation.  Le freinage est sans reproche, les freins étant à disques aux quatre roues sur tous les modèles.  Le confort de la suspension est quelquefois bien, d'autres fois on aimerait qu'elle soit plus rigide.  Même chose pour la direction qui n'est pas très précise.  Et ces pneus de 16 pouces de marque Savero qui sortent d'on ne sait où ne font rien pour arranger les choses.  En bref, pas de folie sur la route S.V.P.!

Un bilan mi-figue, mi-raisin pour le Mitsubishi RVR 2011.  C'est dommage car son format est idéal.  Juste de la bonne grosseur pour quatre personnes avec de l'espace, un bon volume de chargement mais une présentation sans âme avec des matéraiux parfois de qualité douteuse.  Un bon moteur mais que l'on aurait dû travailler depuis sa sortie pour le rendre plus silencieux et il faut ajouter un sixième rapport à cette transmission manuelle au plus vite.  Des freins à disques aux quatre roues de série mais des pneus qu'il faut changer dès que l'occasion se présentera.  Il n'a pas coûté cher à concevoir mais je crois qu'à plusieurs points de vue, on a tourné les coins ronds. 

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Conditions de l’essai

Réalisé du 15 au 19 août 2011.
Journées ensoleillées, entre 13 et 28 C.
Modèle essayé : Mitsubishi RVR SE 2RM 2011
Prix selon www.mitsubishi-motors.ca (8 novembre 2011) :
·         ES 2WD : 19 998 $
·         SE 2WD : 21 998 $
·         SE 4WD : 24 998 $
·         GT 4WD : 28 498 $
Prix du modèle essayé : 23 698 $ + taxes
Distance parcourue : 372,3 km (54 % autoroute)
Consommation moyenne : environ 8,0 L/100 km
Régime-moteur à 100 km/h : 2 600 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 3 000 tours/minute
Véhicule fourni par Mitsubishi Canada.
Photos prises à Ste-Elisabeth, Qc